
Date de sortie: avril 2012
Pourquoi ce livre ?
A cause des titres des romans, court, simple, suffisamment percutant. Il s'agissait aussi d'une grande part de curiosité: voir comment ce sujet actuellement à la mode que sont les vampires a été travaillé, interprété?
Les vampires ne sont pas mon sujet de prédilection, mais j'aime néanmoins de temps en temps me plonger dans leurs univers sombres, quelque peu gothique et surtout historique. Car à mes yeux, le plus fascinant dans un vampire, c'est son "immortalité", et peut être la façon dont il appréhende sa nature de prédateur.
Le résumé
Dans un monde qui pourrait être le nôtre vit Zoey Redbird, une adolescente presque comme les autres. Un soir après les cours, un jeune homme inquiétant s'approche d'elle. Soudain, il la désigne du doigt et lui dit : " Zoey, ta mort sera ta renaissance, ton destin t'attend a la Maison de la Nuit ". A ces mots, une marque mystérieuse apparaît sur son front. Zoey est terrifiée mais - elle le sait - elle doit intégrer le pensionnat où sont formés les futurs vampires, pour y réussir sa Transformation ou... mourir.
Le scenario
... Bon c'est un livre pour adolescent. La maison de la nuit est dans cette vague de mode consistant à rendre les vampires cool. Sauf que pour moi, un vampire, un VRAI, ne peut pas être "cool", il peut être classe, classe dans le sens d'élégant, glamour, sensuel, mais cool, ça non, jamais.
C'est une question de préférence. Le vampire c'est un mort vivant qui boit du sang. Un mort vivant qui meurt tous les jours et se retrouve à l'état de cadavre pendant la journée.
Deuxieme remarque: les auteurs, afin de réduire encore le problème "suceur de sang maléfique" ont fait une espèce de mélange entre vampire et sorcellerie façon wicca et chamanisme. Et trés clairement, on peut se demander vu la place que la magie prend: pourquoi n'en avoir pas fait des sorciers, tout simplement?
Peur d'être une pâle copie d'Harry Potter?
Surfer sur la vague vampire? Ou vouloir se servir aussi du côté "séduisant" des vampires?
Parce que c'est pas avec les quelques petites gouttes de sang que l'on lit dans le livre qu'on se sent vraiment dans un livre de vampire.
Explication dans la suite?
Question scenario, on assiste à une mise en place de l'histoire, des lieux, des personnages, mais ce qui passait bien dans le tome 1 de Harry Potter (eh oui, tant pis, je fais quand même la comparaison!) car il proposait néanmoins du contenu, parait inachevé dans ce premier tome de La maison de la Nuit. Il est trop court et n'a pas assez de substance. On a l'impression que seuls deux ou trois jours se passent, et au vue du déroulement de l'histoire de l'héroïne, c'est TROP PEU.
Les auteurs vont trop vite en besogne.
Les personnages
Ouille, il y a un GRAVE problème avec l'héroïne. Les auteurs l'ont trop bien dotée. Caractère égal, de meneuse, belle, en avance sur les autres, dotée de pouvoirs plus forts. Et en plus de ça, le garçon le plus canon de l'école s'interesse à elle. Et en moins d'une semaine apperemment, elle réussit à détroner la "reine du lycée" pour prendre sa place.
Il faudrait apprendre à certains auteurs que les adolescentes qui vont lire ça vont s'imaginer en Zoey, et c'est leur donner une vision fausse de la vie. Personne ne peut être parfait, avoir tout ce qu'il y a de mieux et être puissant. Impossible. Et pas interessant qui plus est.
Et à côté de ça, on a des personnages détourrés, bien partis, mais peu doté questions "pouvoirs". Au lieu de tout donner à Zoey, les auteurs auraient dû partager, ça aurait fait trés classique aussi, mais bon, ça rendrait le personnage principal moins "je suis mieux que tout le monde même si je ne le cris pas sur les toits".
Le style/ L'auteur
Comme je disais, c'est de la lecture facile et accessible pour adolescente. Style clair et lisible, dialogue de "d'jeuns" (seigneur, comme je me sens vieille quand j'écris ça.), livre pas long et pas prise de tête.
Les auteurs si j'ai compris sont une mère et sa fille, c'est original. Les droits d'une adaptation cinématique ont été acheté mais franchement, je sais pas ce que ça pourrait donner...
Le mot de la fin
Mythe vampirique édulcoré à la sauce émois et intérêt d'ado, ça manque d'obscurité à mon gout, ça manque d'épique aussi, mais l'épique et moi c'est juste un défaut, je peux pas m'en empêcher d'en faire et de vouloir en lire. Vampires encore moins convaicant que les Cullen de Twilight (eux au moins, ils mordaient un peu).
Au final lisez ce livre si vous appréciez les vampires que pour ce qu'ils ont de classe en eux, que vous aimez les histoires d'adolescents où l'héroïne devient la "pop" de la classe, celle dont tout le monde veut être l'ami, parce qu'elle est tellement plus et différente.
Si vous voulez lire un VRAI livre de vampire, je vous renvoie direct sur Bram Stoker, Anne Rice et Charlaine Harris (ouais parce que j'aime bien la Communauté du Sud, ya de tout, des vampires, des métamorphes, des loups-garous, des panthères-garous, des sorcières, des fées, et des humains aussi...).
Note: bah... Disons 11/20 pour le tome. Je pense qu'il faudrait lire la série entière pour pouvoir réeelement juger de sa valeur.