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10 octobre 2013

Neverwhere - Neil Gaiman

 

 

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Date de sortie: 1996

Pourquoi ce livre ?

J'avais vu le film Stardust. J'avais aussi entendu parlé de Coraline. J'avais lu De Bons Présages. Et puis un jour j'ai réalisé que le fil conducteur entre tout ça était Neil Gaiman, auteur/co-autheur de ces trois œuvres, et qu'il était grand temps que je me mette sérieusement à découvrir ses romans.

J'ai donc commencé par Neverwhere et son cadre londonien.

 

Le résumé: (toujours par moi)
Richard Mayhew n'apprécie pas particulièrement Londres. Il n'en connait que le métro, les locaux de l'agence où il travaille, et les galeries d'art qu'il parcourt à contre-coeur pour faire plaisir à sa future fiancée exigeante.
Richard est gentil, d'une gentillesse doucement couarde: il laisse les autres décider de sa vie.
Jusqu'à un beau soir où, à son propre étonnement, il porte secours à une jeune clocharde blessée.
Commence alors une longue suite d'évènements incroyables : deux hommes en noir onctueusement dangereux le surveillent, la jeune clocharde se volatilise sans une trace, et tout le monde semble avoir oublié qui est Richard.
De déconvenues en déconvenues, Richard va plonger dans le monde coloré, burlesque et cruel de la Londres d'En Bas, sorte de Cour des Miracles cristallisant les mythes urbains des trois derniers siècles de la capitale du royaume d'Angleterre.
Et Richard aura un plus grand rôle à y jouer que lui même, l'énigmatique Porte, le sympathique Old Bailey ou le roublard Marquis de Carabas ne le soupçonnent...


Le scenario

Rendue complexe par les changements incessants de lieux, l'intrigue est en vérité assez simple, mais aussi terriblement efficace.

 

Les personnages

Il n'y a quasiment aucun personnage dans ce livre qui ne mérite pas une longue et passionante discussion. Tous ont une essence, une consistance comme on en voit rarement, sans pour autant nécessiter des pages et des pages de description. Mieux encore, sans se faire au détriment del'intrigue ou du rythme de narration.

Dans ce monde inquiétant, parfois majestueux et souvent halluciné, la dégringolade de Richard qui ne cesse de tomber de Charybde en Scylla est captivante ; en grande partie parce qu'on ne peut s'empêcher de ressentir une certaine empathie pour ce mec un peu banal, foncièrement casanier mais au courage enfoui sous des strates bien épaisses de pragmatisme, englué dans sa routine (et tout va bien évidemment voler en éclats au contact de la londres d'En Bas). Quant à Porte (oui c'est son nom), la jeune mendiante qui ne l'est pas en vérité, on arrive au fil des pages à avoir envie de la protéger presqu'autant que Richard. Je ne parle pas des personnages secondaires truculents, il y en a trop : Old Bailey, le marquis de Carabas, la Chasseuse...Les méchants ne sont pas en reste : au premier abord ils font énormément penser au Mr Jones en costume de Matrix, mais à travers quelques scènes ou d'infimes gestes on découvre que ce n'est un vague plagiat, mais qu'ils sont beaucoup, beaucoup mais alors énormément plus terrifiants que Mr Jones (scène de la figurine de porcelaine chinoise...).

Bref : un régal.

 

Le style/l'auteur

Humour anglais grinçant, mythes urbains ressuscités, personnages hauts en couleur, effrayants ou cocasses : Neverwhere est à l'image des « Marchés Flottants » décrits dans le livre, un fouillis hétéroclite délicieusement exotique, avec ici et là de multiples clins d'oeil à des références connues.
A mi chemin entre l'ère victorienne raffinée et l'atmosphère cruelle des contes de grimm, ce livre est pour moi une excellente surprise.Et j'ai particulièrement aimé tous les passages se déroulant dans la face cachée du métro londonien.

 

Bref

En une phrase comme en mille : j'ai adoré ce livre. Avec De Bons Présages, mes deux livres fétiches de cet auteur à ce jour.

 

Note  19/20

 

PS : ...je viens d'apprendre que le livre est en fait dérivé d'une série éponyme de la BBC de 1996 que Neil Gaiman a écrite.

….Compatriotes anglais : laissez moi enterrer des siècles de rivalité et vous serrer bien fort dans mes bras.

Mieux : qu'une version audio a été enregistrée avec James McAvoy et BENEDICT CUMBERBATCH. Affdbflbkdfkbfk. Je convulse. Il FAUT que je mette la main sur ça.

 

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10 octobre 2013

Les Princes Marchands, tome 1 : Une Affaire de Famille - Charles Stross

 

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Date de sortie  : 2006

Pourquoi ce livre ?

Par interêt de découvrir une série à mi-chemin entre SF et Fantasy.

 

Le résumé: (de moi, petite fofolle que je suis)
Prenez une jeune médecin reconvertie en journaliste spécialisée dans l'économie et les biotechnologies. Aidée d'une attachée de recherche documentaire, Miriam met au jour un scandale financier qui pourrait bien être le scoop de l'année si il était publié. Malheureusement, la direction du journal y est elle même salement impliquée...et décide donc de licencier sur-le-champ les deux jeunes femme, prétextes fallacieux à l'appui, et en leur faisant comprendre qu'elles risquent de très très gros ennuis si jamais l'idée leur venait de divulguer l'affaire.
Au même moment, la mère adoptive de Miriam lui remet l'héritage laissé par sa mère naturelle : un médaillon gravé d'un dessin compliqué, grâce auquel Miriam, ébahie, se retrouve propulsée vers un monde inconnu, un univers parallèle où l'Europe est sous le joug des Huns, où le modèle économique américain est resté figé au Moyen Age et où les richesses sont partagés par un petit nombre de nobles. Le Clan règne en maître sur les transactions du nord de l'Amérique : et, comble du comble, Miriam est l'une des leurs! Dotée du pouvoir de voyager entre les mondes, elle fait partie de l'élite du Clan, et sa brusque réapparition pourrait bien lui valoir quelques inimitiés dans cette société où les intrigues vont bon cours, et où armes automatiques et bombes remplacent avantageusement poisons et poignards....


Le scenario

Le moins qu'on puisse dire, c'est que la saga des Princes Marchands nous offre autre chose que ce à quoi on est habitués en science fiction matinée de fantasy.
C'est en quelques sorte une bonne surprise, mais je ne m'attendais pas à une intrigue si...mature. Dans le sens où il est souvent question d'argent, de politique, voire de modèles économiques. Pour comparer ça à quelque chose de connu, j'ai eu l'impression de lire un polar sur le milieu de la mafia! Mais c'est bien là l'objectif de l'auteur : montrer le Clan sous son vrai jour, celui d'une sorte de ligue commerciale du Moyen Age européen, dépourvue de scrupules. En ceci, l'approche de l'auteur est similaire à celle de KJ Parker sur la trilogie Loredan : introduire des notions « bassement » économiques et matérielles dans un monde de fantasy.
L'aspect humoristique est assuré par certaines situations cocasses, dont beaucoup naissent des (non) efforts d'adaptation de Miriam à son rang et à ce nouvel univers : porter de lourdes robes, se conformer au protocole...tout en veillant à rester en vie!
De l'autre coté du miroir, les plus riches ont accès aux innovations du monde moderne, mais leurs habitudes de vie et leurs valeurs restent globalement moyenâgeuses. D'où de savoureux décalages : une jeune fille de bonne famille apprend à coudre, jouer du violon, minauder en public, rêver au prince charmant, porter de belles robes ouvragées...et éventuellement à tirer au pistolet et à dormir avec une mitraillette MP5 sous son oreiller.
Je dois toutefois avouer que l'illustration de couverture n'est absolument pas appropriée : les personnages représentés ont l'air juvéniles, voire même sortis de Final Fantasy, alors que l'héroïne a 30 ans bien sonnés, un divorce et un enfant derrière elle, et des préoccupations d'adultes.

Les personnages

Aucun ne m'a réellement captivé. On va dire que chacun remplit son rôle. Miriam est un peu trop âgée et un peu trop sérieuse pour que je puisse m'identifier à elle.

Le style/l'auteur

Correct, sans plus. J'ai été un peu déçue de ne pas découvrir un univers flamboyant comme celui de la Londres d'En bas de Neil Gaiman, mais il semblerait que ce soit un choix délibéré de la part de l'auteur.


Bref
Angle d'attaque assez novateur, mais qui ne plaira pas à une majorité du lectorat de fantasy habitué à plus de...fantaisie. Les considérations économiques en rebuteront beaucoup mais je trouve que ça reste équilibré par rapport au reste du livre (même si je n'ai toujours pas compris certains trucs!).
Avec du recul sur cette lecture datant de quelques années maintenant, je m'aperçois néanmoins que cette série ne m'a pas semblée assez spéciale pour ressentir le besoin impérieux de m'intéresser aux autres tomes. Avis pas désagréable mais neutre. en revanche convaincue que c'est du très bon matériel pour une adaptation télévisée.



Note

13,5/20

10 octobre 2013

Le Diable et son Valet - Anthony Horowitz

 

 

9782013216340FS

 

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Date de sortie:

2001

Pourquoi ce livre ?

Ce n'est pas vraiment une lecture récente ! Ce livre est un cadeau qu'on m'a fait il y a longtemps.

Quand on parle de littérature jeunesse, c'est un des premiers titres qui me vient à l'esprit (à coté des livres de Odile Weulersse et d'Annie Jay qui ont bercé mon enfance et une partie de mon adolescence). Il m'a beaucoup marqué à l'époque. J'ai eu la surprise de voir qu'il faisait partie du programme de lecture de certains collèges.

 

Le résumé: (quatrième de couverture, éditions Le Livre de poche 2001)

Londres, 1593. Après avoir fui les aubergistes qui l'exploitaient, le jeune Tom s'engage dans une troupe de théâtre à Londres. Mais les acteurs semblent bien étranges : ils ont tous une marque sur le poignet, se comportent de façon bizarre et parlent une langue inconnue. Quel complot se trame au sein de cette troupe théâtrale ? Le soir de la première devant la reine d'Angleterre approche... le danger aussi !

 

Le scenario

Bien ficelé. L'auteur ne fait pas surenchère de rebondissements contrairement à beaucoup de livres jeunesse récents...

Je n'en dirai pas plus par peur du spoil.

Les personnages

Un autre point fort. Tom est un personnage principal tout à fait correct. Malgrè ses malheurs, on évite l'effet Rémi sans Famille (Effet Rémi Sans Famille : n.m. Dans mon lexique personnel, désigne le summum de la tristesse des histoires de petit garçon orphelin. Même si vous venez de gagner au Loto, un seul épisode de Rémi sans famille vous précipitera au fin fond d'un abîme de déprime). Sans céder à la tentation de sur-détailler et de s'apesantir plus que nécessaire, l'auteur rend tous les personnages intéressants, chacun à sa manière. Entre invention ( les parents adoptifs de Tom, la troupe de théatre) et clins d'oeil à travers des personnages historiques ou populaires librement utilisés pour les moyens de l'intrigue (Molly Vide Gousset, Gamaliel Ratsey, la reine Elisabeth II...et bien sur Shakespeare), le lecteur y trouvera surement son compte. Petite parenthèse sur Gamaliel Ratsey : c'est un des premiers personnages adultes à entrer en scène, et il m'avait beaucoup marquée (au point de réutiliser son nom, n'est ce pas Mimiko ?). Il s'agit d'un bandit de grand chemin ayant réellement existé, un petit nobliau ayant déserté l'armée. Il avait pour réputation d'agir souvent seul, et se démarquait de ses incultes semblables en faisant preuve de civilité et d'érudition, laissant parfois repartir ses victimes en échange d'une représentation s'ils étaient acteurs, ou d'un livre. Il n'en restait pas moins un criminel sans scrupules, portant des masques hideux pour terrorriser les convois qu'il attaquait. Horowitz ajoute sa touche personelle en évoquant sa personnalité changeante, son léger penchant à la folie, et son visage d'ange derrière les masques. Tour à tour ami ou ennemi, Rastey est un des moteurs de la première partie de l'histoire. Bref, un personnage énigmatique, à la fois fascinant et terrifiant.

Le style/l'auteur

Plus que l'intrigue (pourtant tout à fait décente), c'est l'atmosphère et l'époque qui donnent à ce roman traduit de l'anglais une petite étincelle, lui ménageant une place éternelle dans mon cœur de lectrice. Il y a très peu, voire aucun roman jeunesse se situant dans l'Angleterre Elisabéthaine (avec l'essort de la littérature jeunesse ces dernières années, je devrais sans doute être un peu moins formelle...). En tout cas, aucun qui ne la décrive aussi bien. La campagne anglaise, le Londres d'antan à la fois fascinant et dangereux...ce sont en tout cas les bons souvenirs que le roman m'a laissé.

L'histoire parle également d'un sujet intemporel : la découverte d'une passion chez un jeune adolescent, en l'occurence celle de Tom pour le théâtre. Passion qui aura des conséquences incroyables, et sera le leitmotiv de la deuxième partie du roman.



Bref

Jugement sans doute un peu biaisé de ma part, mais je peux vous garantir que j'ai adoré ce (court) livre étant enfant. Juste milieu entre roman d'aventure et roman historique. A noter que les couvertures actuelles sont fades ou hideuses, et l'ancienne édition de 2001 me semble bien meilleure en tout point (couverture acrochante, petites illustrations et croquis au fil des pages du meilleur effet. Dommage que j'ai perdu le nom du dessinateur).

 

Note

18,5/20 (voir 19, mais laissons un peu de place aux futures lectures!)

8 octobre 2013

CHERUB, tome 2: Trafic - Robert Muchamore

cherub 2Date de sortie: mai 2009 (version poche)

Pourquoi ce livre ? 

Pour parler du tome 2, il faut que je vous parle, naturellement, du tome 1. Tout commence un matin au travail. Je regarde le planning, je vois que je suis assignée au pôle des touts petits: ouille! 
Bon, peut importe, j'y vais et je me mets en quête du thésaurus album jeunesse dans les tréfonts des dossiers de l'ordinateur, parce qu'on m'en avait montré le fonctionnement et la localisation quelques 5 ou 6 mois plus tôt, et que, naturellement, a peut prés tout m'étais sorti de la tête depuis faute de pouvoir l'utiliser.

Au passage, je tombe sur le fichier où nos collègues du pôle litterature ont commençé à réunir des conseils de lecture. CHERUB en faisait partie, avec une bonne critique. 

Cela faisait longtemps que je me disais qu'il fallait que je me mette aux policiers sans pour autant y arriver (je sais pas, ces livres noirs ça ne m'inspire pas du tout!). Donc, dés qu'il est revenu, je l'ai aussitot emprunté et ça a été une trés bonne surprise. Je ne sais pas si c'est parce que les personnages principaux sont des enfants, mais c'est drôle sans pour autant être léger ou tomber dans l'humour noir et je me suis mieux identifiée. (Pour ceux qui me connaissent: ça m'a fait sourire car ça a des côtés de SEED, en moins violent).

Résultat, dans ma situation actuelle de paumée dans la campagne, quand mon père m'amène tout content au Leclerc le plus proche pour me montrer qu'ici il y a aussi du choix et que moi je fais la grimace car si les rayons jeunesses sont bien remplis, j'arrive pas encore à me décider à acheter Percy Jackson ou Hunger Games (alors que j'ai beaucoup aimé le film, ainsi que la série Uglies du même auteur), et le rayon SF des adultes est rempli uniquement de Bit Lit ( Je ne suis pas contre en lire de temps en temps, mais en ce moment, la seule lecture d'un résumé me fait souffler.). Du coup, aperçevant les CHERUB en poche, je saute sur l'occasion de retrouver cet univers.

Le résumé: (site officiel)

Depuis vingt ans, le plus puissant trafiquant de drogue du Royaume-Uni mène ses activités en toute impunité, au nez et à la barbe de la police et de la justice.

Décidés à mettre un terme à ses crimes, les services secrets doivent se résoudre à jouer leur dernière carte : CHERUB, un département ultrasecret composé d’agents âgés de dix à dix-sept ans. Des professionnels rompus à toutes les techniques d’infiltration et de renseignement mais des enfants donc… des espions insoupçonnables ! 

À la veille de son treizième anniversaire, l’agent James Adams reçoit l’ordre de pénétrer au cœur du gang, de réunir des preuves et d’envoyer le baron de la drogue derrière les barreaux. Une opération à hauts risques...

Le scenario

Dans CHERUB nous avons souvent deux plans de scenario: la mission d'abord, mais aussi les relations entre agents et leur comportement dans la mission qui peut leur permettre de monter en grade. Ce double combo passe trés bien, aprés tout les personnages principaux sont des adolescents, et cela rajoute du piquant, de l'intéret et de l'humour à une simple mission qui pourrait se révéler simplement sérieuse et anguoissante. 
Concernant cette mission, à chaque tome l'auteur semble s'être bien renseigné et il nous infiltre dans des milieux qui ne nous sont familier que par les journeaux télé, telles des petites souris. Ce qui pourrait passer mal dans mon cas avec un livre genre thriller bien serieux, là passe comme une lettre à la poste (j'ai tendance à ne pas aimer lire des choses qui ressemblent trop à la réalité, surtout si c'est pour parler de meurtres, trafics et drogues...).

Les personnages

Je retrouve avec plaisir James, bravache, doué pour faire des conneries, un garçon on ne peut plus normal si on omet son entrainement au sein de CHERUB. Tous les agents font trés naturels, on a pas de super héros, ils sont justes des ados avec leurs forts caractères et quelques part, plus de défauts que de qualités. Et surtout, les "méchants" qui ne sont généralement pas stigmatisés, bien qu'il y ait eu déja des psychopates dans le lot. En plus James a le don de se faire aimer des Bad Boss, ce qui nous les fait voir sous leurs bons côtés.

Le style/l'auteur

Comme je l'ai dit, la lecture passe trés bien. Un rythme bien géré qui monte en crescendo jusqu'au dénouement final. Je suppose que ce livre est destiné originellement aux ados, mais vu les thèmes abordés, je les réserverais plutôt à partir du fin collège, c'est pourquoi je le place en lecture adulte.

Le mot de la Fin

Il est quasi certain que je lirais la suite. Pas immediatement, car ce qui est bien, c'est que chaque livre peut se lire indépendamment des autres, bien qu'il y ait, dans les relations entre les agents un fil rouge, mais l'auteur ne nous finit pas chaque livre sur un suspens plus ou moins insurmontable.
Un livre trés agréable à lire donc, sans aucune fausse note.

Note: 20/20 

7 octobre 2013

Les Dossiers Dresden, tome 3 : A tombeau ouvert (Jim Butcher)

 

tome 1

tombeau-ouvert

Le résumé (quatrème de couverture, Editions Bragelonne)

Harry Dresden a affronté son lot d’horreurs, des vampires surexcités aux garous psychotiques. Mais toutes ces années passées à combattre le surnaturel ne l’ont pas préparé à ça : le monde des esprits est devenu fou. Les fantômes harcèlent Chicago, des spectres torturés, violents et… sanguinaires. Quelqu’un – ou quelque chose – les pousse à se réveiller de méchante humeur. Pourquoi ? Et pourquoi la plupart des victimes ont-elles un lien avec Harry ? S’il ne le découvre pas bientôt, il pourrait bien lui aussi passer de l’autre côté.

 

Pourquoi ?

Lire un bouquin de Bit Lit en mangeant un hamburger fait partie de mes plaisirs coupables de ces dernières années.Terrible pour les neurones comme pour la ligne, j'en conviens. Mais je ne le réserve qu'aux situations de déprime particulière, le hamburger remplaçant le pot de Haagen Daas et le roman la série télé débile. Chacun ses méthodes.

Or donc : j'étais dans un de ces moments quand je me mis à la recherche d'une nouvelle série de Bit Lit à feuilleter, détester puis revendre (finalement, peu de bouquins de ce sous-genre trouvent grâce à mes yeux). Dans un sursaut de lucidité, je décidais de rehausser un peu mes standards habituels et me mettais donc en quête du produit le plus original que je pus trouver sur les étagères remplies d'occasions. Un bon quart d'heure plus tard, alors que je replaçais le énième clone d'une histoire terriblement standard maintes fois déclinée, je tombais sur le tome 3 des Dossiers Dresden. Avec une accroche comme « Tous les bon sorciers s'appellent Harry », les aventures de Harry Dresden éveillèrent juste assez ma curiosité pour que je lise les premières pages. Un héros masculin (adios poncif de l'heroine de Bit Lit) qui ne soit ni vampire ni loup-garou (deuxième poncif) et la garantie d'un premier chapitre à la fois drôle et effrayant furent suffisants pour me faire acheter le tome, l'emporter chez moi et commencer les dossiers Dresden au milieu de leur cycle.

 

 

Bons points

Comme dit plus haut, un héros plutot qu'une heroine ne fait pas de mal. Je commençais à en avoir marre des personnages secondaires masculins qualifiés de « diablement sexy » (ô originalité, suspends ton vol).

Et justement, si Harry est un agréable compagnon dans la première partie du bouquin mais devient insupportable dans la 2eme (voir ce que j'ai écris plus bas), plusieurs personnages secondaires arrivent à sauver l'ensemble : le meilleur ami de Harry, templier de son état, et Bob, l'esprit emprisonné dans un crâne et qui marchande ses services contre des romans à l'eau de rose. Le premier chapitre arrive à tirer quelques rires francs : imaginez un magicien et un templier coincés dans une Coccinelle quadricolore, filant à toute allure pour pratiquer un exorcisme de dernière minute à l'autre bout de la ville. Le templier est d'ailleurs un personnage très intéressant, à la fois humble, croyant au dernier degré mais très digne et finalement très attachant. C'est un tour de force que de faire aimer un personnage aussi...parfait, véritable incarnation du preux chevalier blanc. On peut également citer certains "antagonistes", tel que cet archétype du vampire, très beau et badin, pourtant profondément attaché à une humaine n'a visiblement plus toute sa tête.

Certains passages du bal masqué des vampires sont marrants, à mi chemin entre comique et danger latent.

On peut également créditer l'auteur de ne pas avoir fait de Harry quelqu' un d'invincible, loin de là : il lui arrive de se faire rabattre le caquet et son coté bravache en prend un coup de temps en temps. Il lui arrive également de prendre des décisions égoistes et parfois regrettables.

Les vampires sont décrits comme de véritables monstres, leur enveloppe humaine n'étant qu'une façade. Et comme je déteste les vampires...et bien j'ai été servie!

 

Mauvais points

Je ne sais pas si c'est le revers de la médaille du héros masculin, mais certaines décisions prises par le héros m'ont paru dangereusement stupides. Voire complètement inconséquentes. Du style : « Hum, il me reste 4 heures avant la tombée de la nuit et le retour de la Chose qui terrorise un quartier et j'ai deux carnets remplis de notes sur ladite Chose qui m'ont été léguées par un spécialiste du domaine. Qui plus est je n'ai qu'une vague idée de ce à quoi je suis confronté et des précisions seraient les bienvenues. D'accord : je vais lire ces notes et en apprendre plus parcourir au pifomètre la ville pour retrouver la jeune fille qui a cherché mon aide hier de façon à me retrouver totalement dépourvu quand le soir tombera. Ouais, ça paraît un bon plan». Mais....mais dites moi mon bon ami, vous ne seriez pas un peu con des fois? Bref, à la première incohérence de ce genre ça passe, mais au bout de la 3eme, j'étais devenue intimement convaincue que l'auteur avait décidé en toute lucidité de faire de son personnage un vrai manche en stratégie. Ce n'est pas possible autrement.

Voilà comment on se retrouve dans les derniers chapitres avec ce fameux « climax » de Bit Lit. Ou, pour faire simple, ce moment où toutes les tuiles arrivent en même temps. Là c'est la même chose, puissance 1 milliard. D'où le second reproche majeur à la série : Harry est tellement amoché qu'à un moment on se pose sérieusement la question de savoir si il est techniquement possible qu'il tienne debout. D'autant plus que, hein, ses pouvoirs ne sont pas si géniaux que ça (mais c'est à classer dans les avantages finalement). En réalité, il ne cesse de se faire sauver la mise par sa marraine douée d'une ancienneté, d'une beauté, et de pouvois phénoménaux.

Et nous arrivons au 3eme reproche : les fées. Pardons, les faes. Encore mieux, les sidhes. Sachez que depuis la lecture de Merry Gentry, il suffit de prononcer ce mot en ma présence pour que je me hérisse, trouve refuge au haut d'un placard et me mette à feuler dans la demi-seconde qui suit. Une sidhe, donc, puisque ça fait classe. Cette marraine est une caricature scénaristique ambulante. Attirée (j'utilise à dessein ce mot ambigu) par...par on ne sait quoi chez Harry, elle adore passer des pactes pour essayer de lui mettre le grapin dessus. On ne sait pas ce qui l'intéresse chez lui, mais nul doute que parmi les options il y en a forcément une pour flatter les bas instincts masculins du lecteur (...si tant est qu'ils existent des gars qui lisent de la Bit Lit. L'auteur est aussi un homme, incidemment).

4ème reproche : à force de jouer au chat et à la souris avec sa méchante marraine, tout en trouvant le moyen de quand même se faire secourir par elle au moins trois fois dans le tome, Harry commence un tout petit peu à me courir sur le haricot. Ce n'est plus de la bravoure, c'est un comportement de gosse qui dit « nan ! Pis d'abord t'es méchante et j'irai pô avec toi et pis même si tu me sauves j'en ai rien à fout' ». Enfin quoi, il y a contradiction à un moment : si tu ne veux vraiment ne rien avoir avec elle, arrange toi pour élaborer des plans qui tiennent debout au lieu de foncer tête baissée et d'éviter ainsi qu'elle affermisse encore un peu plus sa prise sur toi en te sauvant encore une fois d'une mort certaine. Rah. Harry m'énerve. Et sa copine ne vaut pas mieux : quand bien même on lui répète quatre fois qu'aller à un bal pour vampires, qui plus est en ayant trafiqué une invitation, est une très mauvaise idée, et quand bien meme c'est Harry (ton petit copain magicien qui doit savoir de quoi il parle, tu te rappelles ?) qui lui dit...et bien elle y va incognito. Oui c'est brave en un sens, oui c'est motivé par sa passion journalistique, mais même moi je peux voir que c'est vraiment pas malin, à la fois pour elle et pour son petit copain. Les personnages de cette série ont une propention à agir stupidemment par défi pour faire rebelle, c'est incroyable.

Et enfin, 5eme reproche : le principal interêt romantique du héros (comprendre : sa meuf) a un goût vestimentaire discutable. Genre porter des tailleurs moulants avec un top qui montre son ventre. Elle me fait vaguement penser à une Lois Lane un peu trop sexy (bien que son coté « reporter acharnée » la rende plutot sympathique, à défaut de lui insuffler une ligne de conduite intelligente...). Heureusement, ces passages émoustillants (pas de scènes explicites cependant) ne sont pas plétore, et on est heureusement très loin du harem.

Dernière précision : la « reine » des vampires (enfin, de la Cour Rouge, je sais plus, bref) est elle aussi absolument caricaturale. Très belle, machiavélique, adulée par sa cour lalali lalala...aucune originalité de ce coté là.


Mot de la fin

je ne recommande pas vraiment cette série. Je lui donnerai peut être une seconde chance, mais elle reste à mon avis en dessous de Mercy Thompson. Originale par certains cotés, très convenu par d'autres et des situations poussives vers la fin. Héros aux décisions qui me laissent parfois pantoise.Les personnages féminins ne méritent pas vraiment d'être mentionnés.

 

Note : 12/20

 

 

 

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5 octobre 2013

Les Cités des Anciens tome 1,2,3, 4, 5 - Robin Hobb

Hobb_T-1-Dragons_et_serpentsDates de sorties (édition poche):

-Dragons et serpents: Juin 2011
-Les eaux acides: Decembre 2011
-La fureur du fleuve: Mai 2012
-La décrue: Aout 2012
-Les gardiens des souvenirs: Janvier 2013

Pourquoi ce livre? 

Une histoire un peu stupide, de mon avis. Printemps 2012, alors que je vais tranquilement faire mes courses, je ne réussis pas à éviter le stand mobile de France Loisirs et je tombe sur une vendeuse, ma foi excellente -ils devraient l'augmenter- qui évite toutes mes manoeuvre d'esquive. Résultat, je me retrouve (plus ou moins de force -_-) abonnée à France Loisirs et obligée de leur acheter un livre 4 fois par an.

Septembre 2012, début de mon exil de 6 mois à Béziers, j'attéris dans l'une de leur boutique afin de choisir mon livre. Le choix étant pour le moins réduit et ne voyant aucune série que je suis, j'attrape le premier livre où je vois écrit "dragon" ( parce que j'adore les dragons, plus que les elfes, les magiciens ou les vampires). Sur le moment, je n'ai même pas regardée l'auteur!
Si je l'avais fait, j'aurais été plus enthousiaste. Aprés tout Robin Hobb est une grande femme de l'écriture fantasy. J'ai beau n'avoir jamais fini l'Assassin Royal car ça m'empêchait de dormir (encore une histoire stupide dans le genre...), je sais que j'avais adoré tout ce que j'avais lu. 

Le résumé (Premier Tome d'aprés Pygmalion Fantasy) 

Dans le Désert des Pluies, les serpents géants se sont enfermés dans leurs cocons, sous la supervision de la dragonne Tintaglia, pour en émerger, transformés à leur tour en dragons, et assurer la pérennité de leur race. Mais trop vieux, trop affaiblis, ils ne donnent que des créatures difformes, inachevées, incapables de survivre seules sans l’être des humains, qu’ils mettent tant à contribution pour les nourrir que les Marchands du Désert des Pluies décident de s’en débarrasser... 

Autour d’eux gravitent Thymara, jeune fille aux mains et aux pieds griffus et palmés, que ses parents n’auraient jamais dû laisser vivre ; Alise, prise entre un époux, riche Marchand qui la délaisse et la méprise, et sa passion des dragons ; et Leftrin, capitaine de vivenef à l’honnêteté élastique qui tombe sur une bille de bois-sorcier et choisit de la vendre au plus offrant malgré l’interdiction formelle qui pèse sur ce genre de commerce.

Le scenario

Original, ça il n'y a rien à dire. Loin des habituels dragons dans leur pleine force, nous avons là des créatures incapables de voler et de chasser, certains même incapable de penser correctement. Bref ils offrent un spectacle pitoyable, le savent, en sont morts de honte et pourtant, tels de vrais dragons, sont bouffis d'orgueils. Et c'est comme ça que je les aime !

Et a côté d'eux, plusieurs humains, avec leurs histoires, leurs secrets, que nous suivons en parrallele de la quête principale: trouver un nouveau lieu où les Dragons pourront vivre... En parralle ou bien le contraire? Car le titre de la série s'appelle bien: "Les Cités des Anciens", anciennes cités occupées par les dragons, enfouites, remplies de trésors convoité par les hommes. Et le but de la destination du voyage périlleux s'est focalisé sur la légendaire Kelsingra, et c'est là ce qui fait la complexité de l'histoire. 

Bref, vous l'aurez peut être compris, j'approuve totalement la trame de l'histoire et je la trouve trés passionnante à suivre, bien que, parfois, l'auteur fait trainer les choses. 

Un bon point aussi au prologue, où c'est écrit du point de vue d'un serpent, ce qui est assez étonnant et réussi et aux petites correspondances que se tiennent entre les chapitres les responsables des oiseaux voyageurs qui nous permettent de connaitre un peu la température de ce qui se passe en dehors de l'histoire et que je trouve trés agréables.

Un mauvais point au résumé des personnages qui se tient au début de chaque livre et qui n'est pas mis à jour!!!! 

Les personnages

Les personnages principaux sont tous complexes et attachants, bien que parfois on aurait envie de cogner leur tête contre un arbre. Mais c'est un bon signe, preuve qu'ils ne sont pas parfait. J'aime particulierement Leftrin, le capitaine de la Vivenef Mataf, ses sentiments pour une certaine dame, sa simplicité et ses rapports avec son propre bateau. Je me suis aussi beaucoup attachée à Thymara, ce qui fait que j'ai un peu du mal avec Sintara, la dragonne dont elle doit s'occuper et qui est une espece de peste capricieuse dans son genre.

Le style/ L'auteur

Un style trés lisible, sans difficulté. Robin Hobb n'est pas à ses débuts, loin de là, et en plus elle reprend son univers principal, celui de l'Assassin Royal et des Aventuriers de la Mer. Les Cités des Anciens se termineront dans trois tomes, autant dire que c'est une série plutôt courte car les livres sont petits et écrit plutôt gros. 

Le mot de la Fin

Un livre que j'ai acheté au hasard, et dont j'attendais la suite, parfois avec impatience, parfois avec curiosité. Il me reste encore deux livres à lire pour vous dire le fin mot de l'histoire. Par contre, je dois dire que les couvertures ne sont généralement pas trés jolie (et que les dragons semblent en plastique)

Note: 17,5/20 (pour les longueurs)

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3 octobre 2013

La Passe Miroir Livre 1: Les fiancés de l'hiver - Christelle Dabos

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Date de sortie: Juillet 2013 [NOUVEAUTE]

Pourquoi ce livre?

La premiere fois que je l'ai vu, c'est aussi à la médiathèque. Il a une couverture toute simplement magnifique, un vrai bijou en soi. Le résumé était ma foi acceuillant, seulement... J'ai fini par me méfier des jolies couvertures et je l'ai reposé sur son socle en me disant que je verrai plus tard. HORRIBLE décision! 

Du temps à passé, je me suis retrouvée coincée au beau milieu de la campagne et ayant sous estimé l'ennui, je n'ai pas pris assez de livres avec moi. Bref, désespéré, à la sortie du code, je me suis résignée à entrer dans la seule librairie de la ville, réservée aux livres d'enfants.

Heureusement pour moi, ils avaient quelques livres "adolescent" dont celui-ci que j'ai donc acheté. Oh comme je ne regrette pas! Si je l'avais emprunté, j'aurais dû de toute façon l'acheter ensuite! Il mérite une place d'honneur dans ma bibliothèque! 

Et comme je l'ai ensuite dit, une fois rentrée dans les premieres pages... Pas moyen de m'en ressortir! 

Le résumé (d'aprés le site officiel)

Sous son écharpe élimée et ses lunettes de myope, Ophélie cache des dons singuliers : elle peut lire le passé des objets et traverser les miroirs. Elle vit paisiblement sur l’arche d’Anima quand on la fiance à Thorn, du puissant clan des Dragons. La jeune fille doit quitter sa famille et le suivre à la Citacielle, capitale flottante du Pôle. À quelle fin a-t-elle été choisie ? Pourquoi doit-elle dissimuler sa véritable identité ? Sans le savoir, Ophélie devient le jouet d’un complot mortel.

Le scénario

Pff, que dire? Un sans faute total? A partir du moment où j'ouvrais le livre, c'est comme si j'avais été aspiré à l'interieur. L'histoire est un mélange de fantastique, de complots politiques, un peu de steam punk et aussi, de romantisme. L'auteur a inventé un monde qui a assez de particularités pour ne pas me faire penser à une autre histoire (peut être un chouilla du chateau ambulant de Miyasaki, mais vu que c'est mon Miyasaki préféré, je ne vais pas m'en plaindre! ). C'est drole, touchant, intriguant et merveilleux. Et on en redemande! En tout cas moi j'en redemande!  

Les personnages

Ah Ophélie! C'est peut être parce que je me reconnais un peu en elle que j'ai été en symbiose totale. Loin de l'héroine super jolie, super forte à la Tara Duncan, nous avons un être humain, horriblement maladroit depuis un accident de miroir, qui cache derriere ses lunettes, derriere un visage inexpressif, derriere son immense écharpe vivante, ses pensées et son intelligence. Sa pureté et son courage aussi. 
C'est d'ailleurs bien la premiere fois que je lis une histoire où l'héroine passe son temps à avoir la crève (et donc à se moucher et à éternuer XD) et se retrouve à la fin du tome aussi bléssée que si elle avait participé à un match de boxe.
J'en ai dis beaucoup pour l'héroine, mais les autres personnages valent autant, ils sont brossés avec intelligence, tout en nuance et certains en folie.  

Le style/L'auteur

Un style irréprochable, fluide, doux, pour ma part je n'avais même pas l'impression de lire, les images s'inscrivaient dans mon cerveau comme un cinéma miniature et j'ai savouré ce livre comme une gourmandise. 

Et ce qui ne gache rien: l'auteur est une française! Il s'agit de son premier livre édité (autrefois elle voulait devenir bibliothécaire mais une maladie l'en a empêché) et il a gagné le concours premier roman jeunesse de Galimard, RTL et Télérama! Bref, encore une auteur a surveiller!

Le mot de la fin

J'ai adoré adoré adoré adoré et je meurs de ne pas avoir la suite!!!! 

Asuka, si tu ne l'as pas lu, lis leeeee!!! Je suis sure que toi aussi tu vas aimer ce livre! D'ailleurs ça vaut pour tout le monde! Je décrète ce livre mon coup de coeur de l'année 2013 et si vous devez n'acheter qu'un livre... Achetez celui-là!!!! 

Note: 25/20 (je sais que ça n'existe pas, mais je m'en fout! Ce livre est parfait!)

 

2 octobre 2013

Le journal interdit de Pelly D -L.J Adlinghton

Date de sortie : Septembre 2005journal interdit de pelly d

Pourquoi ce livre ?

Toujours dans la même idée de lire de la litterature jeunesse, j'ai attrapé ce livre dans le rayon, un peu au hasard. J'ai eu de nombreuses bonnes surprises avec cette collection quand j'étais plus jeune et puis c'était de la science fiction.

Résumé (4eme de couverture)

La vie dorée de Pelly D. Bascule le jour où les tests ADN deviennent systématiques dans la Cité Numéro V : elle pensait être Atsumisi mais n'est que Galrezi, artistiquement douée mais génétiquement inférieure.
     La sécheresse menace Cité Numéro 1, majoritairement Atsumisi, qui exige des autres cités l'envoi de main-d'oeuvre Galrezi pour son irrigation. Chaque jour, des jeunes reçoivent leur avis de recrutement. Des émeutes éclatent et le couvre-feu est instauré. La guerre civile fait rage. La nuit, d'étranges feux s'élèvent : les Atsumisi « nettoient » le ghetto Galrezi. Pelly D. consigne tous ces événements dans son journal intime qui l'aide à surmonter les épreuves. Dans ce contexte de terreur, elle sait qu'elle doit fuir. Mais pour aller où ?

Scenario

Le résumé va vite en besogne, une grande partie du livre raconte la vie de tous les jours de Pelly D. avec un lent basculement vers ce qui est annoncé. Mais surtout, avant ça, c'est l'histoire d'un garçon qui trouve ce journal intime dans les décombres d'une place aprés qu'il y ait eu une guerre. Un garçon formaté par son gouvernement qui va petit à petit, au fur et à mesure de la lecture, avoir des doutes et apprendre ce qui a été caché ou que les gens n'ont pas voulu voir. 
Quant au journal, c'est bel et bien un "journal de guerre", un parrallele, de nombreuses années plus tard, sur une autre planète, de ce qui s'est passé durant la Seconde Guerre Mondiale. Histoires de "races", "marquages", "séparation", "privation"... Quand on est adulte et qu'on lit ce lent basculement, on ne peut que se sentir mal, car on sait ce qui pend au nez. Pour les jeunes, cela peut être le moyen de leur faire comprendre l'horreur de tout ça d'une façon peut être plus accessible que le journal d'Anne Frank. 

Et à côté de ça, il y a une description d'une société, des années dans le futur, étrangement mutante car ornée de branchies et dépendante de l'eau, bien que les gens vivent comme nous. C'est bien décrit et parfois trés amusant: eau pure qui remplace alcool, piscine dans les chambres, pédiluves sur les places. Moi qui adore l'eau, ça me plairait!  

Personnages

Forcemment, on connait assez bien Pelly D, trés vivante, mais la longueur du livre ne nous permet pas de bien connaitre les autres personnages qui sont noyés par l'histoire. Le personnage principal, le garçon qui lit, semble un peu passif, mais ça peut coller avec le fait qu'il vit completement controlé par les lois et qu'il accepte son sort sans réfléchir. 

Style/Auteur

Un style lisible, fluide d'un journal intime, mais à réserver à partir du collège car le vocabulaire est trés varié, voire certaines fois compliqué. Peut convenir autant aux filles qu'aux garçons à mon avis.

Le mot de la Fin

Je suis allergique à la guerre quand elle me rappelle des vrais évènements, trop sensible, ce livre m'a donc mise trés mal à l'aise. Ca ne cesse de nous rappeler que les erreurs du passé sont vite reproduites... 

1 octobre 2013

Sissi, livre 1: Le secret de l'archiduchesse - Christine Fêret-Fleury

Date de sortie: Juin 2012sissi

Pourquoi ce livre ?

Travaillant occasionellement dans une médiathèque, il m'arrive de plus en plus souvent d'être arrêté par un lecteur plus ou moins âgé demandant, des fois sans aucunes précisions, un conseil de livre. 
Si je m'en sort généralement plutôt bien quand il s'agit de SF/Fantasy, je suis une quasi ignorante pour le reste. J'ai donc pris la décision de lire d'autres livres, dont de la litterature jeunesse. 

Sissi a toujours été une de mes princesses préférée, j'ai vu les films un nombre incalculable de fois: ceux avec Romy Schneider, hyper romancés, pas celle avec Arielle Dombasle qui, bien qu'apperement plus réaliste avait cassé ma vision d'enfance.

C'est donc naturellement vers cette série que je me suis tournée. 

Résumé (du site lecture-academy.com)

À 12 ans, la jeune et espiègle Élisabeth, surnommée Sissi, fait le désespoir de sa mère, la duchesse Ludovika en Bavière. Élisabeth semoque de son titre et des devoirs qu’il implique. Si cela ne tenait qu’à elle, sa vie ne serait que poésie et randonnées interminables dans la nature. Lorsqu’un jour sa tante l’archiduchesse Sophie, la mère du futur empereur d’Autriche, invite sa famille à séjourner dans son château d’Innsbruck, aussitôt Sissi se sent prise au piège. Forcée de se plier à l’étiquette et à se métamorphoser en princesse bonne à marier. Mais bientôt Sissi va découvrir que, derrière le faste et les convenances, la Cour dissimule surtout de sombres secrets…

Scénario

Ouf! Heureusement je retrouve ma "version Romy Schneider". J'ignore là aussi totalement si ça reprend des faits véridiques (mais j'ai envie de dire qu'un roman n'en a pas besoin), mais on en apprend beaucoup plus sur notre princesse, et plus particulierement sur son enfance car l'histoire commence bien avant le film. On comprend alors de nombreuses choses: la bague que Sissi tenait de Charles-Louis (Karl Ludwig ), la première rencontre entre Hélène et Franz. Il nous rend aussi l'archiduchesse Sophie beaucoup plus humaine. 

Cette remontée dans le temps est trés agréable et on se surprend à se croire dans les Malheurs de Sophie ou les Petites Filles Modèles. 

Deux personnages arrivent cependant à la fin, des journalistes, et j'avoue par contre ne pas trés bien comprendre leurs rôles... Peut être cela sera t'il expliqué dans la suite. 

Personnages

Des personnages trés vivants, trés semblables là aussi à ceux du film, cela est vrai surtout pour la famille de Sissi. Par contre on découvre un Franz obsédé par l'idée d'aller se battre, qui n'a guère d'autres centres d'intéret que la guerre, la politique ou la chasse, un frère cadet dont je n'avais jamais entendu parler et qui se révèle un peu tordu et pour finir un Charles-Louis (Karl Ludwig) coureur de jupons ! 

Style/Auteur

Un style clair, mais quelques mots spécifiques qui ne le mettent pas forcémment à la portée des plus jeunes lecteurs. Pour ma part, je le conseillerais à partir de 8/9 ans selon les facilitées de l'enfant et évidemment, peut être plutôt aux filles bien que garçons peuvent s'y essayer car Sissi n'est pas particulierement une romantique dans ce livre, mais plutot un garçon manqué! 

Le mot de la Fin

Pour ma part j'ai aimé revisiter cette periode, cette histoire, et dés que j'en aurais l'occasion, je lirais le tome 2. 
A noter que le livre possède quelques illustrations en noir et blanc d'un joli effet. 

1 octobre 2013

Soeurs sorcières tome 1 - Jessica Spotswood

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Date de sortie: JUIN 2013 [NOUVEAUTE]

Pourquoi ce livre? 

Il m'est passé entre les mains à la médiathèque alors que celle qui le ramenait l'avait fait tomber dans "ma boite". 

Je sais pas, ça m'a tout de suite accroché, peut être parce que ayant été élevé à coups deCharmed (la série TV), j'adore les histoires de sorcières. Le résumé était pas mal, mais je prends toujours les résumés de 4eme de couverture avec des pincettes car ils révèlent assez peu souvent la vraie ambiance du livre.

Par contre, ce qui me faisait peur, c'était la couverture. Mon détecteur à "bit lit" s'est enclenché, mais comme pour les résumés, on ne juge pas un livre à sa couverture et décidée à le "tester", je l'ai placée dans mon coin à livre que je vais emprunter.

Il faut dire que c'était les vacances: on pouvait emprunter jusqu'à 20 documents et je ne me suis pas fait priée même si au final il y en a 2 que j'ai dû rendre en ayant juste lu les premieres pages.

Résumé (du site web de Nathan)

Cate, Maura et Tess vivent dans une Angleterre imaginaire du début du XXe siècle. À 17 ans, les femmes doivent normalement choisir entre se marier et rejoindre les ordres. Mais en plus d’être femmes, elles sont sorcières. Si quelqu’un le découvre, les Frères les enverront à l’asile ou les feront disparaître, comme toutes les autres. Depuis la mort de leur mère, Cate vit dans la peur, avec la mission de protéger ses sœurs. Mais ses 17 ans approchent et tout s’accélère : son ami d’enfance la demande en mariage, alors qu'un autre jeune homme fait chavirer son cœur. Et bientôt, Cate doit se rendre à l’évidence : malgré tous ses efforts, le danger se referme sur elle et ses sœurs comme un étau…

Scenario

Je m'attendais à quelque chose d'assez classique et bien j'ai été détrompé dés les premiers chapitres (assez courts, ce qui n'est pas si mal). Loin de toute ambiance glamour et moderne des bit lits, nous sommes dans une espèce d'Angleterre imaginaire puritaine, ambiance Austinienne, doublée d'un soupçon de chasse aux sorcières digne du moyen-âge. Le scenario est interessant, plein de suspense, car il s'accroche au choix que doit faire Cate avant ses 17 ans et qui devient de plus en plus compliqué à mesure que le récit avance, qu'elle découvre un secret les concernant elle et ses soeurs, ainsi que le désir et l'amour. La fin est aussi surprenante et donne envie de lire la suite, hélas, pas encore sortie. 

Une seule fausse note à l'irrégularité d'un scenario bien ficelé: cette histoire de soeur qui maitrisera le controle de la mémoire, je n'en dit as plus de peur de spoiler... Esperons que ce sera expliqué dans la suite. 

Personnages

L'un des grands points de cette histoire. L'auteur a bien réussi à créer des personnages uniques et non stéréotypées, que ce soit les personnages principaux ou les secondaires (bien que le "prétendant" de Cate soit le plus plat du lot...), mais aussi leurs relations complexes. J'ai particulierement appréciés les interractions entre les soeurs, trés réfléchis et trés poussées. Que ce soit les engueulades entre Cate et Maura, ou la douceur qui émane des échanges de Cate et Tess. Car les soeurs, c'est loin d'être une relation comme un lac tranquille. On se dispute, on se réconcilie, on se snobbe, on se moque... Mais on fait tout ça parce que derriere il y a un lien qui semble inébranlable: on ne peut pas césser d'être soeur comme on peut arrêter d'être une amie ou une amoureuse. Et ça l'auteur l'a bien retranscrit. 

Style/Auteur

Le style et clair, léger, facile à lire. C'est apperemment le tout premier roman de cet auteur et je pense que c'est une réussite et qu'elle mérite qu'on garde un oeil sur elle. Un tome 2 est de toute façon prévu. 
Site de Jessica Spotswood

Mot de la fin

Pour finir, dans sa langue originale, l'histoire s'appelle " The Cahill witch chronicles" et le tome 1 est appelé "Born wicked", le second "Star cursed", ce que je trouvre plus éléguant que ce titre français de "Soeurs sorcieres", du coup ça n'a rien à voir avec l'auteur, mais un mauvais point pour le traducteur.

Note 

Ca mérite un trés joli 17/20. 

 

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